Six petits repas
L'affirmation, telle qu'on l'entend : « Faites six petits repas par jour pour que votre métabolisme continue de brûler — les longs intervalles font stocker de la graisse au corps. »
Ce que montrent les données. L'effet thermique des aliments — l'énergie dépensée à digérer — est une part de ce qui est mangé, donc répartir la même nourriture en plus de repas dépense le même total en digestion ; cela n'« entretient pas le feu ». Une revue systématique et méta-analyse en réseau d'essais randomisés comparant des fréquences de repas n'a trouvé aucune différence significative de poids ni de composition corporelle entre moins et plus de repas à apport similaire. Les essais sont courts et hétérogènes, donc le résultat est « aucun effet détecté » plutôt qu'un zéro précis, mais il est cohérent, et le mécanisme sur lequel repose l'affirmation n'existe pas. Il y a un résultat de second ordre qui vaut d'être connu : plus d'occasions de manger tendent à signifier un apport un peu plus élevé, parce que chaque occasion est une chance de manger plus que prévu.
Verdict : faux. Niveau de preuve B : une méta-analyse en réseau d'essais courts, plus le point de définition sur l'effet thermique.
La part de vérité. La fréquence des repas est un véritable outil pour la faim, dans les deux sens. Certaines personnes gèrent mieux un déficit avec plusieurs petits repas ; d'autres avec deux ou trois repas plus grands et plus rassasiants — le modèle 16:8 est ce dernier, formalisé. Le bon nombre est celui qui vous garde dans le total de la journée.
Une phrase à retenir : le nombre de repas change la faim que vous avez, pas ce que vous brûlez ; choisissez le nombre qui rend le total le plus facile à tenir.