Les aliments à calories négatives
L'affirmation, telle qu'on l'entend : « Céleri, concombre, pamplemousse — vous brûlez plus de calories à les digérer qu'ils n'en contiennent. »
Ce que montrent les données. Digérer et absorber la nourriture coûte bien de l'énergie ; cela s'appelle l'effet thermique des aliments et c'est une part réelle et mesurée de la dépense quotidienne. C'est aussi, par définition, une fraction de l'énergie de l'aliment : environ dix pour cent de l'apport avec une alimentation mixte, plus pour les protéines (vingt à trente pour cent de l'énergie des protéines), moins pour les lipides et les glucides. Aucun aliment n'a un effet thermique supérieur à cent pour cent de sa propre énergie, parce que ce qui est mesuré est l'énergie dépensée pour traiter ce qui a été absorbé. Le céleri est proche de zéro calorie de toute façon — une branche en a une poignée — et le manger coûte environ un dixième de cette poignée. Le net est petit et positif, pas négatif.
Verdict : faux. Niveau de preuve A, parce que c'est une question de définition et de décennies de mesures, pas un résultat contesté.
La part de vérité. Les légumes très pauvres en énergie, riches en eau et en fibres, sont excellents pour un déficit — ils remplissent l'assiette et l'estomac pour presque rien —, et l'effet thermique plus élevé des protéines est une petite raison réelle pour laquelle les régimes plus riches en protéines aident. Les deux sont vrais sans qu'aucun aliment soit « négatif ».
Une phrase à retenir : la digestion coûte une part de ce que vous avez mangé, jamais plus ; les légumes aident parce qu'ils sont presque gratuits, pas parce qu'ils sont en dessous de zéro.
L'étape sur l'énergie quotidienne place l'effet thermique à sa place parmi les couches de la dépense.